lundi 10 juin 2013

The Express

Pour conclure cet aperçu de la filmographie de Jim Brown, voilà un film qui où l'ex-footballeur n'apparaît pas en tant qu'acteur, mais en tant que personnage "historique"...

THE EXPRESS - Gary Fleder (2008)


Elevé par son grand-père Pops (Charles S. Dutton), Ernie Davis grandit dans la Pennsylvanie des années 40, en proie au racisme et la ségrégation. Puis le petit Ernie retroune vivre avec sa mère (Aunjanue Ellis), à New-York, lorsque celle-ci a trouvé une situation stable. Dès son arrivée dans la Grosse Pomme, Ernie se met au football.
Plusieurs années plus tard, Ben Schwartzwalder (Dennis Quaid) le coach de l'équipe universitaire de Syracuse cherche à rebondir après le départ de son running back, le talentueux Jim Brown (Darrin Dewitt Henson). Avec l'aide de ce dernier, il convainc Ernie (Rob Brown) de rejoindre son équipe...
Aux Etats-Unis l'histoire du sport se conjugue bien souvent avec la question raciale. Et le cinéma s'en fait l'écho (de The Great White Hope à Ali en passant par A bingo Long Travelling... et Greased Lightning). The express vient compléter la liste : sous-titré The Ernie Davis Story, le film retrace la -trop courte- vie premier Afro-Américain à remporter le trophée Heisman, la récompense ultime du championnat universitaire.
Produit par John Davis (important producteur de blockbusters, mais plutôt spécialisé, pour les films avec des Afro-Américains, dans les comédies familiales), le script s'inspire du roman de Robert C. Gallagher. Le projet est faramineux et engloutit 40 millions de dollars. Il en rapporte péniblement le quart ; il faut dire que le sujet est difficilement exportable.
Les critiques sont pourtant plutôt positives lors de la sortie, la controverse naît plutôt sur les inexactitudes du scénario. Malgré ces imperfections, ce biopic est captivant. Inutile de s'y connaître dans ce sport pour savourer les séquences de match, elles sont intelligemment chorégraphiées et le montage apporte un rythme bienvenu.

Cependant, force est de constater que le personnage d'Ernie Davis est assez plat. Ainsi le rythme et la force et la puissance dramatique du film reposent plutôt sur le personnage du coach, interprété avec brio par Dennis Quaid, pas vraiment anti-raciste mais guidé par l'unité de son équipe et un fond d'humanisme. L'époque est toutefois bien dépeinte, on ressent la chape de plomb du racisme assumé qui pèse sur le Texas où les joueurs d'une même équipe ne peuvent pas dormir au même étage, les joueurs afro-américains devant se contenter des chambres de service en sous-sol et de l'entrée du personnel.

Niveau casting, le rôle-titre est tenu par Rob Brown passé jusque là inaperçu malgré des rôles importants dans Coach Carter ou Take the Lead (respectivement aux cotés de Samuel L. Jackson et Antonio Banderras). Jim Brown est interprété par Darrin Dewitt Henson (The Salon, The Last Stand, The Hustle), qui n'a ni la tête ni la carrure du champion. Le reste du casting noir est peu visible à l'écran : Charles S. Dutton (Mississippi Masala, The Distinguished Gentleman, Menace II Society, A Low Down Dirty Shame, Get on the Bus, A Time to Kill, Blind Faith, Against the Ropes, American Violet, Fame...), Omar Benson Miller (8 Mile, Get Rich or Die Tryin', Transformers, Miracle at Santa-Anna, Grindin' et un personnage récurrent de CSI : Miami), Nelsan Ellis (The Soloist, The Help et les série The Inside et True Blood), Aunjanue Ellis (Men of Honor, In Too Deep, Undercover Brother, Ray, Brother to Brother, Cover, Notorious, The Help), Phillip Edward Van Lear (A Family Thing, Barbershop 2, Meet the Browns), Eddie Bo Smith Jr. (Mo' Money, Original Gangstas, Hoodlum, Ali, Barbershop), et Linara Washington (Barbershop 2, Kings of the Evening).

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